La voie de la purification de l’âme revendiquée et pratiquée par les
soufis sous la guidance d’un chef spirituel authentique et qui est la
voie du prophète de l’islam -que la paix soit sur lui-, ou « la lutte de
l’homme contre ses passions » qu’il a préconisée à ses compagnons
en la désignant comme un djihâd majeur (le combat de l’âme
maléfique et charnelle), est au cœur de notre essai. Par ailleurs, et en
se basant sur l’interprétation ésotérique du coran du cheikh al akbar
(le plus grand des maitres et notre maitre spirituel) Ibn Arabi ainsi que
sur « Les interprétations ésotériques du coran » du grand cheikh
mystique Qâchânî dont selon lui « l’ennemi principal visé par « le
grand combat (pour Dieu) » c’est Satan et l’âme maléfique (al nafs al
ammara), et sur notre propre effort d’interprétation (ijtihâd) en tant
que possesseur de la science du dépouillement (science de la
purification de l’âme) dont nous revendiquons l’acquisition, nous
avons tenté de souligner que Dieu, à travers les versets relevant du
djihâd, notamment ceux où le mot « djihâd » et « qîtal » (combat
guerrier) et leurs dérivés sont employés, fait, en particuliers, et de
manière implicite et ésotérique, référence au combat de l’âme
maléfique (grand djihâd) comme la modalité qui incombe au serviteur
notamment en proie à la passion d’adopter afin de se purifier
intérieurement et d’accéder en conséquence au paradis.